Dans la Partie 1, DermaSens Essential venait de passer en production sur les deux stores, la version iOS en cours de vérification chez Apple, l'Android en attente de ses douze testeurs. Voici la suite, celle du dénouement.

Deuxième rejet, même motif

La vérification est revenue avec exactement le même motif : Guideline 4.0, le contenu de l'onboarding toujours masqué sur iPad. Le correctif appliqué entre-temps, rendre les écrans scrollables, n'avait visiblement pas suffi.

Comprendre enfin le vrai problème

En creusant, l'explication est apparue : le correctif n'avait résolu que la moitié du problème. Le contenu était techniquement atteignable en scrollant, mais le bouton flottant restait positionné en dur par-dessus l'écran. Rien ne garantissait qu'un utilisateur, ou un reviewer, qui ne scrolle pas voie autre chose que le même chevauchement qu'avant. Un correctif de surface sur un problème de structure.

Le debrief lent

Plutôt que de recoder dans la foulée, on a pris le temps d'un vrai debrief avant de toucher à quoi que ce soit. La décision qui en est sortie était plus structurelle qu'un simple ajustement : sortir le bouton de sa position flottante pour l'intégrer dans le flux normal de la page, dans un vrai pied de page.

Le vrai accroc

Le premier jet de cette nouvelle architecture n'a pas été le bon. Le pied de page tranchait maladroitement les cercles décoratifs de l'identité visuelle, un rendu qui ne correspondait pas au niveau de finition du reste de l'application. Ça a demandé une remise en question franche du travail livré à cette étape, une nuit de recul, puis une reprise calme et méthodique. Le compromis final tenait en une idée simple : la robustesse technique et la cohérence visuelle ne sont pas négociables l'une contre l'autre, elles sont itératives. On affine l'une, on réajuste l'autre, jusqu'à ce que les deux tiennent ensemble.

La pièce manquante du puzzle

C'est à ce moment qu'est venue la pièce qui manquait pour comprendre l'ensemble : iPadOS 26 avait changé la façon dont les applications iPhone-only s'affichent sur iPad, avec le mode "Full Screen Apps". Cette découverte expliquait une bonne partie du mystère des deux rejets, et rendait obsolète une hypothèse de test qu'on croyait solide, BrowserStack combiné à un iPhone SE comme référence.

Aller plus loin que le minimum

Une fois cette pièce en main, la question n'était plus seulement de corriger le symptôme. La décision a été d'activer le vrai support natif iPad via supportsTablet, plutôt que de se contenter d'un correctif du mode compatibilité. Apple recommande explicitement ce choix plutôt que de restreindre l'accès iPad, autant construire sur la bonne base dès maintenant.

Le test grandeur nature

Le retour de vacances d'une personne de la famille avec son iPad a permis un vrai test en conditions réelles, au-delà des simulateurs. Bonne surprise : le rendu tenait déjà bien, y compris en orientation paysage, un effet de bord du support natif plutôt qu'un chantier volontaire à ce stade.

Un dernier réglage

Ce test a aussi révélé un détail que les simulateurs n'avaient pas montré : le contenu s'étirait sans limite sur les écrans larges. Un ajustement simple a réglé la question, sans rien casser sur téléphone.

L'épisode presque comique des captures

Restait la préparation des captures d'écran pour la fiche App Store, avec un écran de progression qui suppose plusieurs jours d'usage réel pour être rempli. Pas question d'attendre une semaine ou de faire du montage photo : un petit script de démonstration temporaire a généré les données nécessaires le temps de la capture.

Le contretemps des formats

Autre surprise en préparant ces captures : le format d'écran exigé par Apple pour l'iPad de référence, 13 pouces, ne correspondait pas au modèle réellement disponible pour les tests, 11 pouces. Un vrai moment d'hésitation entre deux sources d'information contradictoires, la documentation générale en ligne d'un côté, l'interface App Store Connect elle-même de l'autre. C'est finalement cette dernière qui a tranché, comme source de vérité la plus fiable.

La dernière mésaventure

Pour valider sur l'iPad du test grandeur nature, TestFlight ne convenait pas dans ce cas précis. Retour à la méthode Ad Hoc déjà utilisée plus tôt dans le projet, contournée simplement via un partage par QR code.

Et enfin, l'approbation

Le mail de félicitations d'Apple est arrivé, suivi d'une publication manuelle déclenchée volontairement plutôt que laissée au hasard d'une mise en ligne automatique. Une vraie satisfaction : la toute première application, avec un nom dessus, en ligne sur l'App Store, après quatre mois de travail.

Un chemin encore ouvert

Android continue sur sa propre temporalité. Le recrutement des douze testeurs requis pour la sortie publique sur le Play Store est toujours en cours, sans lien avec la réussite côté Apple. Pas un échec, juste un autre rythme, qui trouvera sa conclusion en temps voulu.